Suspiria

Histoire : Suzie Banner est une jeune américaine fraichement arrivée en Allemagne afin de s'incrire dans l'école de danse Tanz Akadémie. Alors qu'elle s'approche de l'entrée du bâtiment elle croise une jeune fille terrorisée qui semble s'en enfuir !
Le lendemain on retrouvera le corps de celle ci mutilé...

Avis : D'un point de vue scénaristique c'est pas top top mais bon, j'étais prévenu à ce sujet.. Le film souffre d'effets spéciaux un peu dépassés aussi, du sang rouge ketchup ou encore une chauve souris qui a du mal à cacher sa nature plastique m'ont arraché un sourire. Mais bon c'est les années 70 aussi, donc ça passe.

Par contre on m'avait bien dit que la force du film c'est son atmosphère dérangeante retranscrite à merveille par l'image et le son. Pari gagné. La BO est très peu conventionnelle (pour ceux qui connaissent on a un peu l'impression d'écouter des morceaux ambiant de Burzum...) et le thème principal allie prodigieusement mélodie et angoisse. Coté image ce sont surtout les décors qui font plaisir à la rétine (à condition d'aimer la surenchère de couleurs vives).

Donc seul point vraiment noir : le scénario. Une intrigue un peu plus costaud aurait mieux servi un tel travail pour le décor et le son.

Néanmoins ce film de Dario Di Argento mérite le coup d'½il.

Note : 15/20
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 11:40

PULP FICTION

Histoire :

Dans le Hollywood des années 1990, l'odyssée violente et burlesque de petits malfrats, divisée en trois chapitre qui s'entremellent au fil du film.

Avis:

Ah mes amis quel film !!!
J'était un peu sceptique sur le travail de M. TARANTINO (trop sanglant à mon gout), mais ce film m'a réconcilier avec Quentin.
Tout d'abord, ce qui saute aux yeux, un casting phénoménal : Bruce WILLIS, John TRAVOLTA, Samuel L. JACKSON, Tim ROTH, Ving RHAMES, Uma THURMAN, Harvey KEITEL et Christopher WALKEN.
Déja rien que cela, ça vous met l'eau à la bouche.
Et ensuite, on assiste à une vrai démonstration de cinema, avec des plans vraiment audacieux, et des personnages aussi fascinants que burlesques (quand vous aurez vu les deux tueurs, Vinçent et Jules, vous comprendrez).
Des dialogues complétements délirants, comme la discussion sur les hamburgers et les fast-food par SL JACKSON avant de descendre des enemis de Mr.Marcellus Wallace, discussion qui comme n'ayant absolument rien à voir avec la scène rajoute une certaine tention à la situation.
Une histoire complétement farfellue, divisée en chapitres comme TARANTINO aime à le faire et où l'on suivra les prérigrinations des personnages accompagnés de différents objets précis comme une montre en or, une valise dont on ne connaitra jamais le contenu, une voiture avec un cadavre sans tête à 'interieure où encore un katana...
Des musiques qui assurent aussi une grande partie du succés du film avec toujours des titres qui soit sont intentionnellement en parfais désaccord avec la scène, soit au contraire qui donne toute sa force à a scène.
Musiques toujours reprises dans différents répertoires, TARANTINO ne travaillant jamais avec des compositeurs.
Enfin vous reconnaitrez surement des scènes devenues cultes et souvent reprises où parodiées comme la scène du concours de twist avec la danse au combien cocasse de Uma Thurman et de Travolta.

Bref, un film independant qui a fait sa place dans le cinema puisque ayant remporté la palme d'or à Cannes en 1995 et que pour le résumé je le qualifierais de violent, burlesque, philosophique et politiquement incorrect.

Note : 20/20


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Très bon film mais je lui préfére Reservoir Dog.

Note : 20/20
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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 08:02

Modifié le samedi 19 juillet 2008 08:29

Légendes d'automne

Histoire :

Dans le Montana, au début du 20e siècle, alors que le premier grand conflit mondial couve, le destin mouvementé de trois frères et de leur père.


Avis :

Mon cher ami Teddy m'en a parlé durant notre première année de fac, qui vient de s'achever, et c'est avec un grand souci professionnel qu'il me rejouait une des scènes les plus tragiques du film tout en essayant de me refaire les superbes musiques qui l'avaient tant marquées.
J'ai donc, sur son pressant conseil, visionner ce film et à ma grande surprise ce drame m'a complétement emballé.
En effet on y retrouve tout ce qui font un bon film dramatique, des histoires d'amour foireuses, des personnages torturés, des gentils trop gentils qui finissent raides pour le grand malheur de leur proche, des querelles familiales et de terrible coup du sort qui en feront pleurer plus d'une, cela quand on pensait que la joie était enfin arrivée.
Bref, le scénario tient bien la route même si ce n'est pas cela qui fait le film ( en même temps les drames familiaux c'est un peu toujours la même chose ...).
Non ce qui fait le film c'est de superbes prestations et des musiques qui vous colle à votre fauteuil.
Ainsi, pour ce qui est des acteurs vous retrouverez le grand, le gigantissime Anthony HOPKINS dans le rôle du Colonel père Ludlow, Brad PITT qui ici joue trés bien son rôle de rebelle baroudeur un peu perturbé et Aidan QUINN que j'ai découvert ici dans le rôle d'Alfred Ludlow, le frêre ainé ambitieux, un personnage assez complexe.
Quant à la musique, James HORNER nous offre un son collant parfaitement avec les scènes et les émotions afin de nous faire plonger dans l'histoire de cette famille.

Adaptée d'un roman de Jim HARRISON, "Légendes d'Automne" raviera les amateurs de drame et de cinema
d'auteur.

Note : 17 /20


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Très grand film. Niveau émotion on s'en prend plein les mirettes. Pourquoi Hollywood a arrêté de faire des films comme ça?

Note 18/20
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# Posté le samedi 05 juillet 2008 08:51

Modifié le samedi 19 juillet 2008 08:28

SWEENEY TODD

Histoire:

Benjamin BARKER, honnorable barbier de Fleet Street dans le Londres victorien a une vie enviable, une belle femme, une charmante petite fille et une bonne situation professionnelle.
Malheureusement trop enviable ...
Le juge TURPIN, un magistrat sans scrupule, a des vues sur le doux bonheur du barbier et pour se l'approprier il n'hésite pas à envoyer BARKER au bagne à vie sans motifs.....

12 ans plus tard BARKER s'évade de son bagne australien et reviens à Londres sous les traits du sombre Sweeney TODD.
Habité d'un sentiment de haine omniprésent, il veut sa vengeance.
De retour à Fleet Street il reprend son échoppe de barbier au dessus de la patisserie de Mrs LOVETT qui lui apprend que sa femme est décédée et que sa fille a été adoptée par le juge TURPIN qui la garde enfermée dans sa chambre.
Sweeney décide d'attirer sa proie pour un bon rasage de prés ....

Avis:

La légende de Sweeney Todd appartient à la culture populaire. Personnage de fiction popularisé par le récit de Thomas Peckett Prest intitulé The string of pearls : A Romance, il est un barbier londonien du début du XIXe qui tranchait la gorge de ses clients et se débarrassait de leurs cadavres avec la complicité de sa maîtresse.

L'histoire du diabolique barbier de Fleet Street est adaptée par Stephen Sondheim en comédie musicale en 1979, d'après la pièce originelle datant du milieu du 19e siècle et écrite par Harold Prince. Le spectacle, jamais monté en France, a remporté un succès triomphal sur les planches américaines et britanniques.

Tim BURTON reprend ici cet esprit comédie musicale dans un film composé à 80 % de chansons.
Et quelles chansons !, de pures merveilles, des textes qui font mouches (bien que toujours très crus et cynique ce qui pourrait en choquer plus d'un) accompagnés d'une musique qui transmet parfaitement les sentiments des personnages et la tournure des événements ( ah oui il faut préciser que toutes les chansons sont en anglais soutitrées français dc sa peut ètre embétant pour ceux qui lisent lentement ou tout simplement ceux qui n'aiment pas regarder un film soustitré, moi dans mon cas je trouve que sa donne encore plus de charme au film car les chansons chantées en français n'auraient pas rendues aussi bien !).
Quel bonheur de voir et d'entendre Johnny Deep alias Sweeney et le grand Alan Rickman alias le juge Turpin chanter en c½ur.
Et oui car tout les acteurs chantent.... Et sans doublages.
Et la encore ce qui fait que le film est une pure réussite : les acteurs ...
Un casting à tomber où l'on retrouve donc Johnny Deep qui en est a sa 6ème collaboration avec maître BURTON depuis « Edward aux mains d'argent », le génialissime Alan Rickman, l'actrice fétiche de Tim, Helena Bonham Carter (en même temps c'est sa femme donc ...), Timothy Spall (le Peter Pettigrow de Harry Potter) et enfin Sacha Baron Cohen (qui était encore récemment BORAT).

Tout ce petit monde pousse la chansonnette dans un Londres victorien sombre et mal famé, décor comme Tim Burton les adores.
Dailleur parlons esthétique, oui Londres et noir et sale mais pourtant bien plaisant, aucune couleur chez les personnages sauf quand le rasoir passe un peu trop prés de la carotide et là on a droit aux effusions de sang versions peinture ou sauce ketchup bien exagérées comme l'aime le réalisateur de Sleepy Hollow.
Le personnage de Sweeney est bien montré comme étant devenu quelqu'un de froid et sans aucun c½ur (la pâleur de son visage et les cernes sous ses yeux en témoignent) , empli de haine et d'un esprit de vengeance qui le coupe totalement du monde qui l'entoure (il en vient même a parler amoureusement à son rasoir en argent ciselé ) : en clair il est légèrement cinglé, sa mèche blanche dans sa coupe de cheveux noirs en pétard (signe distinctif des personnages principaux de Tim la coupe en pétard) nous le confirme en représentant le traumatisme subi par ce pauvre Benjamin.

Coté musique on remarquera l'absence de Danny Elfman, le compositeur et ami de Burton qui a été remplacé pour l'occasion par M.Sondheim le compositeur originel de la comédie musicale.

Bon pour résumé cela, les acteurs sont géniaux, les chansons magnifiques, le scénario très bien tourné et l'univers fort plaisant.
En conclusion, allez le voir d'urgence c'est surement le chef d'½uvre de Burton et une des meilleures prestations de Deep.

Note : 19/20


Avis:
Un bon Tim Burton sans nul doute. Certainement pas le meilleur mais un trés bon divertissement pour ceux qui n'ont rien contre l'humour noir et l'hémoglobine vendue par hectolitre (mais rien de gore ça en tout cas). On sent une volonté de Burton à s'adapter au cinéma moderne, aprés un Corpses Brides tout en image de synthèse le réalisateur nous offre un opening du même acabit (avec toujours autant de sang ^^) et s'en sert même pour suivre les codes du théâtres (quelques décors, les liens entre eux ne sont à la base qu'imaginaires... les images de synthèses aideront les moins imaginatifs d'entre vous).
Seul bémol : Elfman laissé sur le banc de touche, mais d'un certains point de vue tant mieux car il aurait été malvenu de modifier les musiques de Sondheim.

Ah et Depp s'est enfin remis à jouer correctement.

Note : 16/20
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# Posté le jeudi 21 février 2008 06:09

Modifié le samedi 23 février 2008 15:11

Bram Stocker's Dracula

Histoire:

15e siècles, la Malachie et la Moldavie tombe sous les troupes Ottomans; l'ordre du Dragon, les Dracul, est chargé de repoussé l'attaque. Le Prince Vlad plus connu sous le nom de Dracula (c'est plus un titre qu'un vrai nom) de Transylvanie commande les troupes de l'Eglise mais alors qu'il remporte la victoire en des terres éloignées, son épouse Elizabetha reçoit une fausse lettre annonçant le décés du prince. La Tristesse pousse la jeune femme à se suicider et dés lors comme le veut la doctrine catholique, son âme est refusée à l'entrée du paradis. Dracula, fou de rage, renie son serment envers la sainte croix et comble du blasphéme, maudit Dieu lui même ! Dés lors l'histoire de ce prince ne sera plus alliée à la redemption mais au sang et la douleur (Vlad prendra le nom de Tepes ce qui signifie l'empaleur).

Au 19e siècles : Jonathan Harker, clerc de notaire londonien, est envoyé en Transylvanie auprès du comte Dracula : le boyard souhaite en effet acquérir une maison à Londres, où il souhaite se rendre prochainement. Mais malgré la politesse de son hôte, le jeune Jonathan se sent terriblement mal à l'aise en sa présence, sans qu'il ne parvienne à définir précisément les causes de son appréhension. Surviennent alors des évènements étranges...


Avis :
Je ne suis pas un fervent admirateur de Francis Ford Coppola, de ses oeuvres je ne connaissais que Le Parrain et force est de constaté que tout comme Don Corleone, le Dracula de Ford Coppola est devenu une figure emblématique du type de personnage qu'il représente.
Adapation de l'oeuvre épistolaire de Bram Stoker, Dracula en reprend les grandes lignes, et y ajoute tout ce que notre imagination n'aurait osé concevoir, en effet la première fois que vous verrez Gary Oldman grimé en comte vampire osez me dire qu'il n'est pas tel que vous le conceviez pendant la lecture du roman.
Ford Coppola y a donc amené l'esthétisme, les costumes et décors sont géniaux (bon le ciel rouge pourrait paraitre de trop mais bizarrement on finit par se dire que ca colle parfaitement à l'image), les musiques nous transportent litteralement dans un climat entre la terreur et le plaisir et malgrés la longueur du film on ne regarde jamais sa montre.

Le film réussit un exploit, celui de nous proposer un panel d'acteurs mélant la vieille garde et la nouvelle génération ainsi Anthony Hopkins et Gary Oldman incarnent les deux enemis de toujours Van Hellsing et Dracula et démontrent tout le charisme que ces personnages peuvent avoir:
Abraham Van Hellsing est certes proche du fétiche Hannibal Lecter (qui colle à la peau d'Hopkins il faut l'avouer) dans ses occupations mais se montre nettement moins froid et beaucoup plus "fou" qu'on aurait pu croire concernant le célébre chasseur de vampire (qui parait plus dangereux que les vampire eux même).
Dracula se montre quant à lui sous deux jours : -d'une part son apparence "jeune" (lorsqu'il est encore humain puis quand il arrive à Londres 400 ans plus tard) qui se montre certes attachante car elle montre à quel point le vampire peut être traitre par son apparence mais aussi un peu dérangeante pour le fan (gary oldman a la classe avec son haut de forme, sa canne et ses lunettes teintées mais il ne fait plus peur du tout ^^).
-d'un autre coté Oldman se voit grimé en vieillard excentrique (suffit de voir la coiffure et la cape de monsieur, aussi longue l'une que l'autre presque.) à l'humour corrosif et au charisme dingue "les entendez vous? Ils sont les fils de la nuit..." . Le charisme du personnage est décuplé par la prestation de Gary Oldman qui non content de se déguisé en vieil homme, il va jusqu'à se donner un accent roumain ! (qui par miracle n'est pas zapé par le doublage français excelent) Je vous le dis, Gary Oldman incarne Dracula tel que vous l'avez toujours imaginé !
On peut aussi signaler que Gary se trouve dans d'autre costume moins conventionnel, entre le loup garou et le Nosferatu on aura tout vu mais cela reste correct (malgrés qu'un l'instar des lycans de buffy contre les vampires, dracula en loup ressemble plus à un essai de costume pour la planéte des singes qu'à un vrai loup garou).

Comme je l'ai dis, il y a la vieille garde, et les nouveaux dans cette histoire?
Keanu Reeves dans un de ses premiers grand rôle, est correct, et se montre trés convaincant dans le role du jeune Harker horrifié par ce qui l'entoure et empreint de vengeance sur la fin.
Winona Ryder dans le role de Mina/Elizabetha est grandiose, d'abord effrayé par le vampire et tombant peu à peu sous le charme et devenant de plus en plus malsaine.
Notons au passage l'une des premiéres apparition de Monica Bellucci dans le rôle presque muet d'une des concubines du seigneur Dracula (bon ca prête à sourire comme premier role hein?)

Mais l'esthétisme ne fait pas tout, ce qui démarque la version de Coppola des autres films tirés du roman de Bram Stoker reste la dimension érotique du scénario (je ne plaisante pas Coppola n'y est pas allé de main morte..) car en fait, cette version tranche complétement avec les autres dans son approche du mythe vampirique, ici point d'horreur le but n'est pas là (certes il y a un climat fort malsain et par endroit on est pas rassuré voir beaucoup plus dégouté par les actes du vampire que par des films pourtant "fait pour ça" comme Hostel) mais le but n'est pas d'effrayé le public il s'agit plutot de le séduire et de le faire aimer Dracula (qu'on prendrait presque en pitié) Et c'est cela qui a fait chaviré certaines critiques, un trop plein d'amour (aussi bien charnel que poétique) qui donne au film une image de grande fresque romantique et ainsi à la toute fin, on ignore encore qui était le vrai méchant dans cette histoire.


Note : 20/20 (et ouais c'est rare mais je l'ai fait, ci joint la bande annonce en version originale non sous titrée)


Pour moi rien a redire aprés nico, c'est un pur chef d'oeuvre car surement l'adaptation la plus proche du roman original (que j'ai eu la chance de lire).
Donc pour je ne peux que mettre la note maximum
20/20
Et pour clore cet article moi je dis : BRAVO M'sieur COPPOLA !!
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# Posté le dimanche 25 novembre 2007 08:56

Modifié le samedi 16 février 2008 13:10